Attaques de requins à La Réunion : Résultats du projet Charc

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Les attaques de requins à La Réunion de ces dernières années ont conduit les pouvoirs publics à développer une stratégie face à ce fléau. Le projet Charc voit le jour en novembre 2011 afin d'identifier les différentes causes possibles. meltyxtrem fait le point sur les premiers résultats des scientifiques.

La nouvelle était tombée en juillet : le surf interdit à la Réunion sur la moitié du littoral à cause des requins ! Un coup de massue pour tous les surfers et adeptes de baignade. Depuis 2011, 12 attaques de requins contre des hommes, dont cinq mortelles, ont été enregistrées. Un fléau dont les causes n'étaient pas encore scientifiquement connues. Face à ce constat, le projet Charc (connaissance de l'écologie et de l'habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion) est né de la volonté des pouvoirs publics d'étudier les différents facteurs et les origines de ces attaques de requins. Deux espèces retiennent particulièrement l'attention des scientifiques : la présence des requins-bouledogues et requins-tigres sur la côte ouest de La Réunion. Il y a quelques jours, les chercheurs de l' Institut de recherche pour le développement (IRD) ont présenté leurs premières conclusions après un bilan provisoire en mai.

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Attaques de requins à La Réunion : Résultats du projet Charc

La présence des deux espèces de requins est saisonnière avec des pics de fréquentation en septembre-octobre et en mars-avril. Afin de suivre et analyser leurs comportements, les chercheurs de l'IRD ont marqué plusieurs squales à l'aide d'une balise. À première vue, les requins-tigres seraient plus propices à migrer, contrairement aux requins-bouledogues. Une espèce "tigre" a d'ailleurs été retrouvée le 28 août dernier par des pêcheurs d'Andavadoke, soit à 2 000 km des côtes réunionnaises. Les scientifiques en concluent donc qu '' il est davantage plausible que cette migration soit le trait d'un comportement commun aux membres de l'espèce ''. Le requin-tigre aurait des dispositions plus marquées que le requin-bouledogue à '' se déplacer sur de très longues distances ''. Le prédateur de type "bouledogue" se montre quant à lui davantage fidèle aux zones côtières de La Réunion malgré de '' longues migrations observées en Floride ''. Cependant, une balise de requin-bouledogue a été recensée entre 150 et 450 km des côtes réunionnaises '' une information exceptionnelle, car ce déplacement est l'un des plus longs jamais enregistrés chez cette espèce ''. De quoi poser la question de la capacité des espèces dites "bouledogues" à s'éloigner des plages en direction d'un milieu océanique. Les chercheurs de l'IRD précise que la '' collecte des autres données concernant les conditions environnementales et biologiques de l'écosystème marins réunionnais se termine dans un mois '' pour ensuite être analysées dans l'année suivante. À lire également : La Réunion, mesures pour réduire le risque requin.

Attaques de requins à La Réunion : Résultats du projet Charc - photo
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