Candide Thovex : "On prépare un troisième One of those days" (exclu)

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Candide Thovex fait le point avec meltyXtrem sur son actualité et ses projets à venir. La légende du ski freeride et freestyle évoque One of those days 3, son programme cette saison, le Freeride World Tour...

Candide Thovex est un des rares skieurs freeride et freestyle à toucher le grand public avec ses vidéos. A 33 ans, le rider né à Annecy et qui a grandi à La Clusaz a remporté les plus grosses récompenses de sa discipline de base, le freestyle. Médaillé d’or aux X Games à trois reprises (2000, 2003 et 2007), Thovex fait déjà l’unanimité avant de s’attaquer au monde fermé du freeride. C’est lors de sa première participation sur le Freeride World Tour en 2010 que Candide Thovex devient champion du monde, trois ans seulement après une énorme chute qui faillit le contraindre à abandonner le ski. Aujourd'hui, il est également l’un des athlètes les plus reconnus et visionnés au monde : Thovex a cumulé pas moins de 18 millions de vues sur son dernier "One of those days 2" ! De passage à Paris pour présenter le nouveau projet Google d’ascension virtuelle du Mont Blanc, la rédac’ de meltyXtrem s'est posée avec lui pour évoquer son actualité et ses futurs projets…

Quand une marque comme Audi te sollicite (voir vidéo ci-dessous), a-t-elle déjà l’idée de te faire skier sur l’herbe ? C’est toi qui apporte le scénario ? Tu choisis le spot ?

Oui ils avaient déjà l’idée en tête. Mais c’était moi le réalisateur, j’arrivais avec le scénario puis je m’adaptais à leur demande. Encore une fois c’était vraiment une expérience, on n’était vraiment pas sûr que ça marche. Finalement cela a fonctionné mieux qu'espéré. C’est même incroyable le nombre de personnes qui pensent encore aujourd'hui que c’est faux. Ils pensent qu’on a filmé sur de la neige puis qu’on a remplacé avec de l’herbe ! Bien sûr on avait nos propres techniques pour prendre de l’élan et on ne va pas les dévoiler (rires) mais ensuite tout était vrai : le saut au-dessus du tracteur, la réception. Mais c’est vrai que dans le monde du ski, beaucoup pensent que c’est faux.

Qu’est-ce que tu te dis quand tu vois les 18 millions de vues sur "One of those days 2" ?

Ça fait énormément plaisir de voir que des gens apprécient ce que je fais, ça ne peut faire que plaisir ! Après "One of those days 2", il y a eu beaucoup de vues tandis que sur la pub Audi un peu moins mais c’est normal. Ça m’apporte énormément de projets avec des marques comme Audi et Google. J’en ai de nouveaux qui sont en cours d'ailleurs.

On est donc obligé de te demander si tu prépares un "One of those days 3" ou peut-être même un film comme tu l’avais fait avec Quiksilver et Few Words en 2012 (trailer ci-dessous) ?

Non, Few Words ç'a été énormément de boulot pour moi. En ce moment je me fais plus plaisir à faire mes propres clips, donc oui je prépare un troisième "One of those days", je suis en plein montage. J’essaie de finir mais j’ai du mal parce que la neige est trop bonne et je pars donc souvent skier ! Mais ça va venir un de ces jours. Quand ? Je ne sais pas...

Sur les deux premiers, tu n’utilises pas de stabilisateur sur tes caméras embarquées, c’est voulu ?

Oui c’est voulu car sinon ce serait beaucoup moins impressionnant tout simplement. Je skie des champs de bosses tout le long, ça bouge énormément. Si ça restait stable, ça ne serait pas impressionnant. Moi j’aime bien, je sais que ça peut donner le tournis à certaines personnes mais je préfère comme ça. Les stabilisateurs c’est pour faire d’autres points de vue.

Tu bosses seul sur le montage ?

Oui j’ai toujours bossé seul, "One of those days 2" je l’ai fait tout seul. Là, avec la pub Audi, "One of those days 3" et d’autres projets, j’ai beaucoup d’obligations donc j’ai des amis qui m’aident.

Combien de temps as-tu mis pour monter "One of those days 2" ?

J’ai mis un bon moment car entre temps j’ai des choses à faire, des obligations, je vais skier. On va dire que cela a pris deux mois, car je ne m’y consacre pas à plein temps.

As-tu prévu de participer à des compétitions ou des événements cette année ?

Non pas du tout. Des compétitions j’en ai fait assez, j’en ai bouffé pendant des années. Ce que j’aime c’est faire des choses nouvelles et ne pas bloquer sur la compétition. J’ai fait ça pendant un moment, ça c’est bien passé, après je suis parti sur le freeride, je me suis cassé le dos. J’essaie toujours de faire quelque chose de nouveau. Là on est resté sur la caméra embarquée, on fait un troisième "One of those days" comme ça c’est la trilogie et après on passera à autre chose, un nouveau concept.

Est-ce que l’idée de revenir un jour sur le Freeride World Tour pour une étape en tant que wildcard à l'image de ce qu'a fait Aurélien Ducroz à Verbier te traverse l'esprit ?

J’aime beaucoup le Freeride World Tour, je m’entends très bien avec les organisateurs mais pour moi je ne vois pas l’intérêt d’aller sur une étape. Si je fais une compétition c’est pour la faire en entier, donc aller sur une étape comme ça non. En fait je n’ai pas le temps. L’hiver est tellement court, on est sur des gros projets de films qui prennent énormément de temps de tournage. Puis honnêtement, ça s’est toujours bien passé mais ça n’a jamais été trop mon truc. Si j’avais pu éviter la compétition je l’aurais fait. On a la chance d’avoir un sport qui n’est pas uniquement un sport de compétition mais avant tout un sport d’image et il y a énormément de choses à développer là-dessus. Le montage et la vidéo ont toujours été mes passions depuis gamin, c’est un plaisir de pouvoir les mixer avec le ski.