Claudio Caluori : "La piste de Lourdes est incroyablement glissante et exigeante "

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Claudio Caluori a ouvert la piste de Lourdes ce jeudi en tentant de suivre Rémi Thirion qui le précédait sur cette descente infernale entre road gap énormes et sol ultra glissant. On a recueilli les impressions du Suisse à peine son run terminé. Épuisé mais heureux d’être resté sur son bike.

Jeudi matin à Lourdes, à quelques mètres de l’air d’arrivée. Alors que la piste est censée être fermée aux riders, l’un deux arrive pleine balle, suivi de près par un autre. Pour le premier, on reconnaît rapidement Rémi Thirion et on imagine alors que son suiveur n’est autre que Claudio Caluori, qui a pour habitude de tester les pistes de coupe du monde avant chaque manche. Le Français file ensuite vers la tente Commencal et on se rapproche du Suisse Claudio pour recueillir ses impressions sur cette noir du Pic du Jer. Celui qui sera aux commentaires dimanche avec Rob Warner pour la finale dimanche sur Red Bull TV (" j’ai parfois du mal à suivre Rob en anglais, mais je pense que c’est un duo qui marche bien ") éteint ses caméras embarquées et nous raconte sa première descente de l’année. Il y a mieux pour débuter la saison que de se lancer sur une piste qu’il qualifiera tout au long de son run (que vous pouvez revoir en vidéo ci-dessous) de " slippery " ("glissante"). Le Suisse parviendra pourtant à rester sur son bike, à passer les road gap et les sections parsemées de grosses pierres, notamment sur la partie haute de cette descente superbe que les riders ont pu reconnaître à pied hier. Épuisé, mais le sourire aux lèvres, celui qui multiplie les casquettes dans la vie (il est aussi manager du Team Gstaad Scott, testeur sur le Red Bull Crashed Ice et créateur de pistes de pumptrack avec VeloSolutions) nous raconte Lourdes.

La piste

Elle est incroyablement glissante et vraiment exigeante ! J’avais du mal à rester sur le vélo. Dès le premier virage, je suis presque sorti. J’avais beaucoup de difficultés à suivre le rythme de Rémi. C’était d’autant plus difficile que c’était la première fois pour moi depuis cinq ans que je faisais un de mes tests sur une piste de coupe du monde dans des conditions humides. Et là, ça m’a vraiment surpris. C’était d’autant plus un vrai défi pour moi que je n’ai pas le temps de m’entraîner en VTT descente en dehors des coupes du monde. Déjà dans le sec, la piste est très difficile alors sous la pluie, on va vraiment avoir une épreuve différente de l’année dernière, malgré le fait que le tracé soit le même à l’exception de quelques sauts plus gros qu’en 2015.

Son favori à Lourdes

Ici, je vois bien Loïc Bruni (que l’on interviewait hier). Il devrait rouler libérer après son titre mondial en Andorre acquis l’année dernière. En plus, il y a un gros soutien pour lui à domicilie, donc je pense vraiment qu’il peut performer.

Son hiver

Comme d’habitude, j’étais sur le Red Bull Crashed Ice (sur lequel il teste aussi les pistes). Sur la glace, c’est évidemment totalement différent. C’est aussi très difficile, mais quand tu tombes, ça glisse, tu ne perds pas ta vitesse, et tu n’as qu’à te remettre sur les patins après avoir tapé le mur. Et ça ne fait pas mal, car tu as l’équipement de hockey qui te protège très bien. Alors qu’en VTT, quand tu tombes, ça peut vite mal se passer…

Ses pistes de pumptrack

Une de mes autres activités, c’est de construire des pistes de pumptrack. La dernière est située à Bali (voir vidéo ci-dessous). J’en ai aussi développé trois en Suisse, une en Angleterre et la prochaine sera aux États-Unis. C’est un pumptrack en goudron sur lequel tu peux rider en skateboard, avec des rollers, des vélos… C’est bien pour s’amuser et c’est pour tous les niveaux. Pour les athlètes professionnels comme pour les enfants.