Cyril Despres : "C’était difficile de refuser Peugeot", interview exclu

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Cyrils Despres nous a expliqué les raisons qui l’ont poussé à accepter le défi Peugeot sur le Dakar 2015. L’ancien pilote moto Yamaha et KTM sera de l’aventure sur quatre roues avec Carlos Sainz en coéquipier. Un nouveau challenge qui entraîne de nombreux changements pour le quintuple vainqueur du rallye.

Ce jeudi matin, au siège de L’Equipe, Red Bull a présenté sa course de charité Wings For Life qui se déroulera simultanément le 4 mai prochain sur six continents et dans 35 pays. L’objectif est de récolter des fonds pour la recherche sur les lésions de la moelle épinière. Si vous participez à la course française qui se déroulera à Hennebont (inscription à cette adresse), vous pourrez peut-être croiser Cyril Despres. Le désormais nouveau pilote Peugeot nous a confirmé qu’il serait bien de la partie en Bretagne. Si on a parlé avec lui de ce challenge original, on a évidemment également évoqué celui qu’il s’est lancé avec la marque au lion : " Sur la Wings For Life, je me fixe 25 km avec trois entrainements par semaine. Un semi-marathon en gros, même si j’espère pouvoir faire plus. J’ai deux potes riders qui sont paralysés. J’ai vécu leur accident de façon très proche. Je pense forcément à eux quand je cours et c’est loin d’être une problématique abstraite pour moi. Concernant ma nouvelle aventure avec Peugeot, les discussions ont commencé en février, un mois environ après la fin du Dakar. Et je n’ai pas tardé à donner ma réponse.

Cyril Despres : "C’était difficile de refuser Peugeot", interview exclu

C’était difficile de refuser un tel challenge qui associait une marque comme Peugeot, un coéquipier comme Carlos Sainz et le soutient de Red Bull. En fait, ça s’est fait naturellement, c’était une évidence de signer avec eux. Avec Carlos, j’ai toujours eu un bon feeling. Sur le Dakar, le bivouac est petit, et on a souvent mangé ensemble. On s’est revu plus fréquemment ces dernières semaines. Il m’a dit qu’il allait m’aider pour mon adaptation à la voiture, mais pas trop vite (rires). Pour l’instant, je n’ai pas encore de programme de fixé et je ne sais pas si je participerais aux trois Dakar Series (épreuves qui se déroulent tout au long de l’année et préparent au Dakar). Je dois déjà attendre la présentation de la voiture. Ensuite, j’en saurai un peu plus. Ce qui est certain, c’est que physiquement, je vais continuer à m’entraîner dur. C’est de toute façon quelque chose que j’aime bien faire. Evidemment, certaines parties du corps seront désormais plus à travailler que d’autres. Je pense notamment aux cervicales et aux lombaires qui sont davantage sollicitées en voiture. Je vais forcément perdre un peu de muscle au niveau des jambes car elles étaient plus importantes pour contrôler la moto.

Concernant le parcours, je ne me suis pas encore penché dessus. Mais j’aime bien le principe des étapes marathon, notamment en Bolivie qui est un très beau pays. Quoi qu’il en soit, c’est difficile de se faire une idée en regardant simplement une carte. Il n’y a qu’à voir le Dakar de cette année. Personne ne s’attendait à ce que ce soit aussi difficile alors que l’on connaissait tous très bien le tracé avant de partir. Plus que le parcours, ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de trouver un bon copilote. Moi qui ai toujours fait de la navigation seul, je vais découvrir une nouvelle façon de travailler et ça, c’est le premier gros changement significatif pour moi avant même de monter dans la voiture. " A lire aussi : Dakar 2015 : 9 000 km pour un parcours en boucle avec départ et arrivée à Buenos Aires.

Cyril Despres : "C’était difficile de refuser Peugeot", interview exclu - photo
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