Dmitry Arsenyev : "Je me considère presque comme le n°1 mondial du pogo" (vidéo exclu)

Ecrit par

meltyXtrem a rencontré Dmitry Arsenyev lors de son passage à Paris pour une session pogo, filmée en exclusivité. Le meilleur rider européen de la discipline entend régner au niveau international.

meltyXtrem vous avait déjà parlé du pogo, ou bâton sauteur d'après le terme français, une discipline consistant à rebondir debout sur une perche, elle-même liée à un dispositif de ressort ou d'air comprimé. Après les Américains Dalton Smith et Biff Hutchinson, de passage à Paris en juin dernier, c'est le Russe Dmitry Arsenyev que nous avons rencontré. Deuxième au classement mondial de ce sport à part entière, il excelle dans la pratique de cette activité visuellement impressionnante. Fin connaisseur de la France pour avoir participé aux dernières éditions du FISE et du Pogopalooza de Montpellier, il en apprécie "l'atmosphère". Au cours d'une interview, le rider TK8, meilleur européen, évoque sans langue de bois ses principaux concurrents américains dans le top 5 mondial, ses ambitions personnelles et ses records. Découvrez également la vidéo exclusive de sa dernière session parisienne ! À lire aussi : Pogo : Interviews exclusives de Dalton Smith et Biff Hutchinson à Paris (vidéo).

Dmitry, comment as-tu commencé le pogo ?

J'ai commencé avec mon père, qui m'a montré ce que c'était. J'ai commencé le sport en faisant du trampoline, c'était un peu les mêmes sensations. J'ai aimé ça donc j'en ai fait pour le plaisir d'abord. Ensuite, j'ai vu qu'il existait des compétitions. Je me suis inscrit et tout est parti de là.

Est-ce un sport développé en Russie ?

Non, pas vraiment. Ce n'est pas très connu et puis c'est cher. En France, un pogo stick de compétition coûte près de 220 euros, c'est une somme importante en Russie. La discipline est bien plus connue en Europe de l'ouest, mais surtout États-Unis bien sûr.

Dmitry Arsenyev : "Je me considère presque comme le n°1 mondial du pogo" (vidéo exclu)

Quelle est la surface idéale pour pratiquer ce sport ?

Il faut que le sol ne soit pas trop glissant. S'il est mouillé, c'est dangereux, car la pointe du ressort devient moins stable on peut facilement tomber. Sur des figures très aériennes, on peut se blesser sérieusement. Personnellement, j'apprécie les surfaces comme l'herbe, l'asphalte ou le béton. Ce sont des surfaces dures qui permettent de bien rebondir. Il faut également éviter les trop grosses pierres et le gravier parce que l'on perd en stabilité.

Quel est ton endroit favori ?

En compétition, j'adore le FISE et le Pogopalooza ! J'y ai participé cette année à Montpellier et je me suis régalé. L'ambiance est vraiment agréable entre les riders et il y a tellement de monde !

Dmitry Arsenyev : "Je me considère presque comme le n°1 mondial du pogo" (vidéo exclu)

Quelle discipline préfères-tu dans ce sport ?

Il y en a plusieurs, comme le big air, la meilleure figure, le saut le plus haut ou encore le front flip le plus haut. J'aime réaliser des figures et des backflips personnellement. Mais il y a aussi le saut le plus haut qui est cool.

Parle-nous de ton record du monde de 15 backflips consécutifs…

(Sourire). Je l'ai réalisé à Montpellier, il fallait trouver le bon spot pour cela, donc un lieu avec beaucoup d'espace autour de moi. C'est difficile à réaliser car il faut garder la bonne position et la répéter. Mais je suis content de l'avoir fait !

Un autre de tes records est celui du saut le plus haut, enregistré à 2,96m…

Lui aussi je l'ai battu à Montpellier ! Il faut arriver avec pas mal de vitesse avant la barre et donner une dernière impulsion très forte. Mais je crois qu'il peut encore être battu, moi-même je pense être capable de le battre, et de dépasser la barre des trois mètres. Ce serait une barre symbolique (sourire).

Dmitry Arsenyev : "Je me considère presque comme le n°1 mondial du pogo" (vidéo exclu)

Comment imagines-tu de nouvelles figures ?

Je les imagine d'abord dans ma tête et après je les exécute sur un trampoline, jusqu'à ce que je maîtrise parfaitement le geste. Puis je tente avec un pogo pour voir ce que cela donne. C'est très instinctif en fait. On peut imaginer tellement de tricks différents.

Tu te situes au deuxième rang mondial actuellement, derrière Dalton Smith et devant trois autres Américains (Michael Mena, Steve Bennet et Russ Kauss). Ton objectif est-il de devenir le n°1 mondial ?

Personnellement, je me sens presque comme le n°1 mondial parce que j'ai battu les deux records les plus importants de la discipline pour le moment. Ces deux records sont les plus difficiles à réaliser et, pour moi, ils sont plus importants que le classement mondial. En 2015, je participerai à nouveau au FISE et au Pogopalooza de Montpellier je pense.

Dmitry Arsenyev : "Je me considère presque comme le n°1 mondial du pogo" (vidéo exclu)

Les riders expliquent que l'ambiance est toujours bonne entre eux durant les contests. Est-ce aussi le cas en pogo ?

Oui, bien sûr, nous voyageons beaucoup et on se retrouve sur les contests donc on peut vraiment dire que nous formons une sorte de famille tous ensemble. Après, personnellement, je n'aime pas trop la culture américaine. Pas mal de riders viennent des États-Unis… Je préfère les Européens.

Remerciements à Denis Chevaleraud, fondateur de batonsauteur.fr