Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1)

Ecrit par

Seb Montaz a répondu aux questions de meltyXtrem dans le cadre du festival Montagne en Scène qui avait lieu à Paris au Grand Rex le 5 novembre 2013. Le réalisateur nous a parlé dans une première partie de son dernier film de ski de pentes raides " T’es pas bien là " avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet.

Le casting était à la hauteur lors du festival Montagne en Scène qui se déroulait à Paris au Grand Rex le 5 novembre 2013. Après Xavier de Le Rue qui nous racontait Mission Antarctic en 10 photos commentées, meltyXtrem s’est posé une dizaine de minutes avec le réalisateur Sébastien Montaz qui sera présent au Kendal Mountain Festival 2013 dont meltyXtrem vous dévoilait le trailer il y a deux semaines. Au Grand Rex, ce dernier a présenté pour la première fois au public son dernier film de ski de pentes raides " T’es pas bien là " (dont vous pouvez voir le trailer ci-dessous). Une aventure avec Vivian Buchez, skieur et guide de montagne, accompagné entre autres par Kilian Jornet et Douds Charlet. Maitre mots pour ce natif des Arcs : spontanéité et authenticité. Première partie.

Seb, peux-tu te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?

" Je m’appelle Sébastien Montaz, j’ai 38 ans. J’ai grandi aux Arcs et j’ai bossé 15 ans en tant que guide de haute montagne. Aujourd’hui, je suis réalisateur de films documentaires qui tournent autour de la montagne, du sport outdoor en général ".

Dans le trailer du film, tu avances qu’il ne s’agit pas seulement " d’un nouveau film chiant sur le ski "…

" Je ne voulais surtout pas faire un film de ski classique. Ils sont souvent divertissants, mais pas forcément captivant. Je n’avais pas la prétention de faire un très beau film de ski esthétique car ça demande des moyens que je n’ai pas forcément. Par contre, je voulais raconter l’histoire d’un skieur et d’une discipline, de Vivian Bruchez et du ski de pentes raides en l’occurrence. C’est une discipline que j’aime particulièrement. On en parlait beaucoup dans les années 70, 80. C’est tombé un peu en désuétude aujourd’hui. On le confond souvent avec le freeride ou le big montain, mais c’est assez différent de ces deux disciplines ".

Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1)

Et le casting est assez éclectique avec un snowboardeur du FWT, des guides de haute montagne, ou encore Kilian Jornet. Quel était l’objectif de ce film ?

" Je ne fais même pas de casting. Rien n’est prévu à la base. Au départ, c’est une sortie qui a commencé au Chardonnet. C’était une ouverture historique de cette ligne. Au fil de l’hiver, j’ai continué à filmer. A la fin, j’en avais assez pour faire un film. " T’es pas bien là " a permis aux personnalités de Kilian et Vivian qui se connaissaient déjà avant, de s’exprimer dans le ski. Pour Pierre Tardivel, c’est une légende. Je ne pouvais pas passez à côté de ce mec qui me fait rêver ou encore Douds Charlet qui est pour moi le mutant du snowboard. Ensuite, la relation et la complicité que j’ai avec Vivian me permet de me mettre un peu à l’écran. C’est intéressant de retranscrire ça, quand un binôme marche bien. C’était par exemple le cas entre Patrick Vallençant (pionnier du ski extrême et alpiniste français mort accidentellement en 1989) et Anselme Baud (autre pionnier du ski de pentes raides) dans les années 70. A l’époque, ils avaient déjà une caméra 16/9 de 12,5 kg (regardez ci-dessous leur première descente sur l'arête de Peuterey en 1977) ! Je pense qu’à l’avenir, la limite entre les créateurs de films et les athlètes va de plus en plus s’atténuer et qu’on retrouvera un jour des riders qui auront un storytelling et une capacité de tournage excellente. Ca donnera des films qui auront une dimension très intéressante ".

Quel rôle avait Kilian Jornet sur ce film. C’est lui qui vous emmenait quelque part ou il suivait ?

" Entre Vivian et lui, il se tirait l’un et l’autre, mais pas au même endroit. Kilian en montée était devant et Vivian était impressionnant en descente. Ils font tous les deux le même sport, mais ce n’est pas la même catégorie. Le ski alpinisme de compétition et le ski de montagne, ce n’est pas du tout pareil ".

Comment se sont décidées les voies que vous alliez emprunter dans la journée ?

" C’était souvent au jour le jour. Le ski de pente raide, c’est une discipline qui est très éphémère. Une voie peut être bonne le matin et "inskiable" le soir à 17h. On a besoin de bien observer la montagne, d’être sur place, de connaitre la discipline. Vivian habite à Argentière, il regarde ces faces tous les jours et il sait quand c’est skiable ".

Lisez la partie deux de l’interview de Sébastien Montaz dans laquelle ce dernier évoque notamment Kilian Jornet et sa possible ascension de l'Everest.

Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1) - photo
Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1) - photo
Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1) - photo
Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1) - photo
Sébastien Montaz en interview exclusive pour "T’es pas bien là" avec Vivian Bruchez et Kilian Jornet (Partie 1) - photo