Le ski freeride version écolo avec William Cochet, interview exclu

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William Cochet fait partie de la team de Bioskieur. Cette dernière, composée également de Claude-Alain Reichenbach et Dagobert Eigelsreiter chercher à limiter au maximum son impact sur la planète lors de ses runs. Une pratique également suivi par la boite de production Bio Media qui les suit et que les freerideurs tentent d’inculquer au grand public.

Quel est le principe de Bioskieur ?

Parce que le ski est peut-être le sport le plus touché par les changements climatiques, Bioskieur est tout d'abord une association créée en 2009 dont le but est de sensibiliser un maximum le monde du ski aux abus que cette pratique inflige à notre planète. Nous ne disons pas que nous devons arrêter de skier mais simplement de réfléchir un maximum à l'impact que nous avons lors de nos sorties et de le limiter au maximum.

Quels skieurs composent la Bio Team et sont-ils professionnels ?

Nous sommes trois aujourd'hui à nous investir dans Bioskieur. Deux Suisses, Claude-Alain Reichenbach et Dagobert Eigelsreiter qui ne sont pas pros et moi qui arrive avec bonheur à vivre du freeride deux tiers de l'année. L'été, j'ai un restaurant éphémère où je peux m'accomplir dans mon travail/passion dans la région d'Annecy, un lieu bien évidement bio et responsable ! Pour revenir au team, nous sommes actuellement en cours de rapprochement avec un groupe de snowboardeurs suisses allemands qui partagent les mêmes valeurs que nous sous le nom de Ride Greener.

Concrètement sur le terrain, comment réduisez-vous votre impact sur l’environnement par rapport à une team de riders plus « classique », notamment en travaillant avec Bio Media ?

Cela passe par des spots de proximité et une mobilité plus douce, plus réfléchie, l'achat de matériel de meilleure qualité et éco-conçu, une réflexion sur l'habitat... De plus, nous organisons quelques événements comme le ramassage des déchets en montagne aux Arcs et à Verbier en Suisse. Du coté de Bio Média, notre groupe de réalisation d'images de montagne, nous appliquons les mêmes principes, c'est à dire pas d'hélicoptère pour les caméramans (et les riders) mais du parapente, du drône.

De plus en plus de stations ouvrent des domaines freeride, estimez-vous que cela va dans le bon sens et qu'elles le font de la bonne façon ?

Cela va en effet dans le bon sens car la pratique du hors-piste est ainsi rendue accessible à "Monsieur tout le monde" en toute sécurité. Néanmoins, cette banalisation est également parfois dangereuse car les freeriders en puissance ne sont pas formés s'ils se sentent pousser des ailes.

Comment sensibiliser les riders pros à l’impact de leur discipline sur la montagne. Proposez-vous également des conseils ou des actions à mener pour les organisateurs de compétitions de ski ou pour le grand public ?

Je crois que la sensibilisation doit avant tout passer par l'exemple, les donneurs de leçons ne sont peu ou pas écoutés. Après, faire changer les mentalités dans le milieu et pour le grand public reste difficile car le rêve des seconds et d'imiter les premiers. L'imaginaire de chacun aujourd'hui est de se rendre à l'autre bout du monde pour quelques jours et d'y pratiquer l'héliski ! Néanmoins, nous faisons notre part de travail même si l'impact est parfois limité comme l'Eco-charte pour les compétitions de freeride que nous avons créé avec Mountain Riders qui nous a menés un temps à participer à une commission environnement sur le Freeride World Tour.

Retrouvez ci-dessous William Cochet et Mickael Bimboes dans le teaser du film "Antagonist" réalisé par Bio Media.

Et ci-dessous, un best of de la saison 2 de Bioskieur TV

Le ski freeride version écolo avec William Cochet, interview exclu - photo
Le ski freeride version écolo avec William Cochet, interview exclu - photo