"Les championnats du monde d’escalade en France seront une vitrine pour la discipline"

Ecrit par

Les championnats du monde d’escalade auront lieu du 14 au 18 septembre prochain à Paris à l’AccorHotels Arena. A quatre mois de ce rendez-vous, meltyXtrem a rencontré les équipes de France à l’occasion d’une initiation à la discipline dans la salle MurMur d’Issy-les-Moulineaux.

La prochaine rentrée des classes aura un goût savoureux pour l’escalade française qui accueillera du 14 au 18 septembre prochain les championnats du monde de la discipline à l’AccorHotels Arena (billetterie à cette adresse). Un rendez-vous que la Fédération prépare depuis longtemps, elle qui s’est vue attribuer l’organisation de ces mondiaux il y a trois ans comme nous l’expliquait ce mardi le DTN Pierre-Henri Paillasson à l’occasion d’une initiation à la discipline organisée à Issy-Les-Moulineaux dans la Salle MurMur. " On était en concurrence avec la Chine, mais ils nous ont laissé l’organisation. On s’est entendu. C’est le pays qui organise le plus de compétitions avec la France et ils pensaient que c’était une bonne chose qu’on le fasse cette année à l’AccorHotels Arena pour l’essor de la discipline. " Nation majeure de ce sport, la France sera évidemment dans le coup pour la course aux médailles, même si " on ne donne pas d’objectifs chiffrés, ajoute le DTN. Mais évidemment, on veut faire des podiums et deux ou trois médailles d’or seront les bienvenues. "

"Les championnats du monde d’escalade en France seront une vitrine pour la discipline"

Parmi les meilleures chances de médailles tricolores, on retrouvera notamment Bassa Mawem avec lequel on a grimpé à Issy-Les-Moulineaux sur une 5a plutôt facile, avant de passer à une 5b déjà beaucoup plus exigeante (les bras s’en souviennent encore le lendemain...). Une voie que le grimpeur de 31 ans du pôle France de Voiron (Isère) avale à l’échauffement sans aucune difficulté, lui qui a déjà grimpé une 8b + (en extérieur). " Ma spécialité est la vitesse qui consiste à grimper un mur de 15 mètres de hauteur (dont les prises sont les mêmes dans le monde entier) le plus rapidement possible. J’ai un record à 5’’82 (le record du monde de 5’’60 est détenu par l’Ukrainien Danyl Boldyrev en 5’’60). Je l’ai réalisé aux championnats de France l’année dernière (voir vidéo ci-dessous). " Forcément, les écarts entre les meilleurs sont très faibles sur une discipline spectaculaire qui se joue parfois au centième : " Sur la dernière coupe du monde en Chine, je termine cinquième, mais je me fais éliminer par un Russe pour un centième… " Membre régulier du top 5 mondial depuis deux ans, le Français qui pratique l’escalade depuis 16 ans maintenant, " espère faire un podium à Paris ".

Un objectif qu'Hélène Janicot visera également en difficulté, elle qui est actuellement cinquième mondiale de la spécialité. La jeune grimpeuse de 22 ans nous aura assuré sur une tentative de 5c (sur laquelle on finira par renoncer, les prises étant évidemment plus petites et plus rares par rapport aux cotations inférieures), avant de nous faire une petite démonstration de ses capacités sur une 6c sereinement envoyée… " Pour les athlètes de cet âge, le summum serait une médaille d’or aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, imagine le DTN. Mais plusieurs conditions devront être remplies avant d’y parvenir. Il faudra tout d'abord que l’escalade devienne un sport olympique. En 2012 lors des mondiaux que l’on avait déjà organisés à Bercy, on avait été évalué par le CIO dans le cadre de l’introduction de la discipline au programme olympique. On le sera à nouveau en septembre. L’escalade aux JO, on peut l’espérer en premier lieu pour 2020 à Tokyo. On fait partie des cinq sports retenus avec le surf, le baseball, le karaté et le skateboard. On saura début août pendant les Jeux de Rio si on sera sélectionné. " En cas de succès, l’escalade serait alors présentée en tant que sport additionnel à Tokyo avant d’espérer rester au programme sur les JO suivants et notamment sur ceux de Paris, si la France se les voit attribuer en 2024. " C’est pour ça que l’on a tout intérêt à présenter une compétition parfaite en septembre à l’AccorHotels Arena. Ce sera une vitrine de la discipline. " Une discipline, passée de 35 000 licenciés à 90 000 en 15 ans à peine et qui espère donc bien faire tomber d’autres murs dans les années à venir… A lire aussi : Les via ferrata les plus extrêmes au monde.

"Les championnats du monde d’escalade en France seront une vitrine pour la discipline"

Les championnats du monde d’escalade en France du 14 au 18 septembre :

La France accueille les mondiaux quatre ans après une édition réussie en 2012 à Bercy. Du 14 au 18 septembre, c’est dans la salle rénovée, désormais baptisée Accor Hotel Arena que 20 000 spectateurs seront attendus pour soutenir 500 grimpeurs. Huit titres mondiaux seront mis en jeu sur ces cinq jours de compétition dans quatre disciplines différentes : le bloc, la vitesse, le combiné et l’handi-escalade. La France, toujours parmi les meilleures nations mondiales en escalade, espère bien briller à domicile. En 2014, les Bleus avaient remporté six médailles et en totalisent 38 depuis la création des mondiaux. Les championnats du monde de septembre seront l’occasion de mettre en avant une discipline qu’ils sont un million en France à pratiquer de façon occasionnelle ou régulière (93 000 sont licenciés à la FFME dans les 1010 clubs affiliés). Et si vous êtes à Paris et adepte de la discipline, ne loupez pas également la "Rencontre au Sommet" au Grand Rex le 8 juin prochain entre Kilian Jornet et le grimpeur Alex Honnold, spécialiste du solo intégral. A lire aussi : Lynn Hill : "Pratiquer l’escalade dans la nature est une vraie chance".

"Les championnats du monde d’escalade en France seront une vitrine pour la discipline"