Loïc Bruni : "Gâcher une course comme ça à Lourdes, c’est rageant"

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Loïc Bruni revient sur sa chute lors de la coupe du monde de VTT descente à Lourdes ce dimanche qui l’a empêché de signer une victoire à domicile qui lui tendait les bras.

Un peu plus d’une heure après sa chute en finale et la victoire d’Aaron Gwin à Lourdes, Loïc Bruni prend encore le temps de signer des autographes et de multiplier les selfies avec ses fans, massés devant la tente du Team Specialized Gravity. A quelques mètres de là, son boss Laurent Delorme (que l’on interviewait cette semaine) semble encore la tête sur ce virage qui avait ruiné ses espoirs de voir son pilote l’emporter pour sa première coupe du monde au sein de la nouvelle structure du constructeur américain. Le temps d’un rapide débrief avec son mécanicien Jack Roure et Loïc revenait pour nous sur ce run dans lequel tout n’était pas à jeter, loin de là : " Il fallait tout donner quoi qu’il arrive, et vraiment être à 100% pour espérer être devant, donc je ne regrette pas d’avoir tout tenté. C’est con parce que cet endroit, je savais qu’il fallait y faire attention, mais je me mets quand même en vrac… J’en avais parlé juste avant avec Faustin (Figaret) et Finn (Iles) qui l’avait repéré et m’avaient prévenu que ça glissait beaucoup. J’ai freiné, mais pas assez… Et comme je n’avais pas les intermédiaires, je ne pouvais pas savoir que j’avais deux secondes d’avance sur Gwin à ce moment-là.

Loïc Bruni : "Gâcher une course comme ça à Lourdes, c’est rageant"

La finale s’était pourtant déroulée sous un beau soleil, ce qui aurait pu l’avantager encore plus, même s’il avait prouvé hier qu’il était loin d’être maladroit sous la pluie… " Les conditions étaient plus faciles que samedi évidemment (où la pluie avait transformé la piste en un champ de boue), notamment au départ où c’était assez sec. Hier, le vélo n’était pas assez dur, avec la boue, je tapais trop dans les suspensions. On a travaillé dessus et aujourd’hui, il était nickel. Dans l’ensemble, ça reste un week-end sur lequel on ne s’est pas fait punir par Gwin comme on l’avait été l’année dernière sur une piste que j’aime bien (il avait terminé deuxième à quatre secondes de l’Américain). Mais c’est rageant, c’est sûr… Gâcher une course comme ça… Heureusement, le soutien de mes supporters fait du bien. " Avant de repartir justement les retrouver, il avait un mot sur Finn Iles, son coéquipier canadien chez Specialized, auteur d’une victoire chez les juniors pour sa première coupe du monde : " Il était un peu énervé hier après sa qualification (sur laquelle il avait chuté). Finalement, il fait l’inverse de moi, en gagnant aujourd’hui alors qu’il s’était crashé hier… Il m’a fait plaisir sur cette finale, et il roule vraiment bien. Il confirme ce qu’on pense de lui. " A lire aussi : UCI Mountain Bike World Cup 2016 : Vidéo des crashs et des runs des qualifications de Lourdes.