Loïc Bruni : "Rester dans le top 5 sans brûler les étapes" (exclu)

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A deux mois du lancement de la coupe du monde de VTT descente, Loïc Bruni fait le point avec meltyXtrem sur sa préparation pour Lourdes. Le champion du monde en titre, actuellement aux États-Unis, évoque aussi ses ambitions, la gestion de ses études et le Rampage…

Alors que Loïc Bruni et Loris Vergier affûtent actuellement leurs armes avec le Specialized Gravity Team de l’autre côté de l’Atlantique, on a sollicité le champion du monde en titre pour faire le point avec lui sur sa préparation, à deux mois de Lourdes. En France les 9 et 10 avril prochain, le rider Specialized y arborera son maillot arc-en-ciel, conquis en septembre dernier à Vallnord. A domicile, devant son public, l’objectif sera évidemment d’aller chercher cette première victoire en coupe du monde, même si le rider originaire de Cagnes-sur-Mer explique " ne pas vouloir brûler les étapes ". Actuellement en stage chez 100 % (un de ses sponsors) dans le cadre de son école de commerce SKEMA, Loïc Bruni détaille avec nous son programme à venir, son adaptation à son nouveau bike, ses objectifs pour 2015, la concurrence et ces compétitions en "one shot" sur lesquelles il pourrait jeter un coup d’œil dans un futur proche, dont le Rampage…

Loïc Bruni : "Rester dans le top 5 sans brûler les étapes" (exclu)

Quel a été ton programme depuis cinq mois et ton titre mondial ?

J'ai repris l'école le lendemain de mon titre ! J'ai réussi mon concours d'entrée Skema à Sofia Antipolis, donc il fallait que je fasse ma rentrée... On a aussi enchaîné avec une grosse quantité de tests avec mon mécano Jack Roure, car le passage sur un nouveau vélo demande toujours un petit moment d'adaptation. Et puis j'ai essayé de passer un peu de temps avec ma famille, ma copine et mes amis, car la saison a été longue...

As-tu trouvé le rythme pour gérer ton programme à Skema et tes entraînements pour la descente ?

Le plus compliqué, c'est de septembre à janvier, car il y a des cours obligatoires, avec les examens qui enchaînent en fin de semestre, donc il faut être à la fois sur le vélo le week-end, à l'entraînement les soirs de semaine, et en cours tous les jours. Depuis début janvier, je fais mon stage chez 100% (casques-masques) en Californie, à San Diego. Donc le rythme est plus... libre... Ils sont bien cool, même si parfois Hervé abuse un peu et me fait faire des colis bidons... Je travaille sur un produit sympa, j'espère que j'aurai le temps de lancer un échantillon avant que la saison reprenne.

Loïc Bruni : "Rester dans le top 5 sans brûler les étapes" (exclu)

Jusqu'à quand vas-tu rester aux États-Unis et comment vas-tu organiser tes entraînements là-bas ?

On est sur place avec Jacko depuis début janvier, jusqu'à fin février. On part ensuite 15 jours en Nouvelle Zélande, puis retour en France 15 jours avant le première World Cup à Lourdes. Nous sommes basés à San Diego, donc il y a beaucoup de bons spots pour s'entraîner et pour rouler. On va souvent à Teds ou à Lake Elsinore. Le shuttle est super rapide, on peut faire beaucoup de runs dans une journée.

Qu'est ce qui a fait pencher la balance en faveur du Demo de Spcialized plutôt que l'autre DH que tu as aussi testé cet hiver ?

J'étais vraiment attiré par la marque Specialized, et le test du Demo m'a conforté dans ce choix. C'est un vélo exigeant, précis, vif. Bref, il faut être en forme pour arriver à rouler vite avec, mais je commence déjà vraiment à me sentir bien dessus.

Loïc Bruni : "Rester dans le top 5 sans brûler les étapes" (exclu)

Tu as trouvé une belle régularité en coupe du monde la saison dernière. Que te manque-t-il encore pour gravir la dernière marche sur le classement général qui sera, on l'imagine, le principal objectif de ta saison 2016 en même temps que de remporter ta première victoire en World Cup ?

Le but est de rester dans le top 5 cette saison, et de conserver justement cette régularité. On travaille dans le bon sens avec Jack, avec le Team, et il ne faut pas s'enflammer. La victoire en coupe du monde, ça va venir. Il ne faut pas brûler les étapes.

Toi qui débarque chez Specialized, Gwin qui arrive chez YT, des jeunes comme Luka Show, Connor Fearon ou ton coéquipier Vergier qui impressionnent, Brosnan qu'on sent de plus en plus fort... Les rapports de force sur la coupe du monde pourraient-ils changer cette année ?

C'est clair que les jeunes roulent vite, même s'ils manquent encore de régularité. Il n'y aura pas de surprise, car on sait déjà qui sont les prétendants : Mike Jones, Dean Lucas, Loris, et Amaury Pierron... Troy va être devant, c'est sûr... Après, je me focalise plus sur mes courses, et je ne suis pas trop préoccupé par les concurrents.

Loïc Bruni : "Rester dans le top 5 sans brûler les étapes" (exclu)

Sam Blenkinsop va faire la coupe du monde descente et l'ensemble du calendrier des Enduro World Series, Marcelo Gutierrez participe régulièrement à des épreuves comme la Taxco ou la Valparaiso, Brendan Fairclough tente la Rampage... Penses-tu rajouter quelques dates à ton calendrier avec d'autres épreuves que la coupe du monde de DH ?

Je vais faire une course de FatBike sur neige au Canada pour le fun, avec mon père. Sinon j'ai déjà roulé sur la Red Bull Hardline, et je pense que j'irai voir rapidement le tracé de la Rampage, au moins pour checker, et voir si c'est "roulable". Je ne veux pas jouer au cascadeur, mais ça me ferait bien délirer je pense. Pour l'Enduro, no way. J'aime pratiquer, mais surtout pas en course !

Repenses-tu encore souvent à ta descente de Vallnord ?

Je pense surtout aux émotions partagées en bas, avec le public, les fans, ma famille, mes amis, le team. Bref, je pense plus à ce qui s'est passé après...