Nicolas Quéré : "J’aime bien faire scandale sur mon vélo" (exclu)

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Nicolas Quéré a remporté ce week-end la troisième manche des Enduro Series lors des Natural Games 2015 à Millau. Le vététiste s’est confié à meltyXtrem à cette occasion.

Il est en forme. Nicolas Quéré était présent à Millau, dans l’Aveyron, pour la troisième étape des Enduro Series lors du festival des sports extrêmes des Natural Games. Le vététiste nous confiait vouloir décrocher le podium et venir titiller Alexandre Cure lors de cette manche. C’est chose faite puisque le natif d’Aubagne a terminé premier des quatre courses, collant au passage 21 secondes à Cure, deuxième de l’épreuve millavoise. Avec ce résultat, Nicolas Quéré remonte à la 23e place au classement général. Le cycliste de 26 ans s’est confié à meltyXtrem. Entre déceptions et plaisir sur les pistes, il nous parle de sa saison. À voir également : Natural Games 2015 : Record du monde de highline de 469 mètres (vidéo).

Étais-tu déjà venu aux Natural Games ou simplement rouler à Millau ?

Non, c’est la première fois et c’est énorme ! Je connaissais l’événement sur Facebook avec les partages et quelques photos mais autant de monde et autant de sports représentés, je ne m’en doutais pas. Je me suis un peu renseigné avant de venir. C’est impressionnant et cool à la fois. Ça fait plaisir de venir sur ce genre d’événement où on essaie de montrer un peu l’enduro car c’est un sport compliqué niveau visibilité. Pourvu que ça dure !

Nicolas Quéré : "J’aime bien faire scandale sur mon vélo" (exclu)

Quelles ont été tes premières sensations sur ces Natural Games 2015 ?

Plutôt bonnes. Il a fait très chaud mais ça on n’y peut rien (rires). Les pistes étaient super sèches. J’habitais à côté de Marseille alors le sec ça me connaît, je sais à peu près rouler là-dedans.

Qu’est-ce que tu penses du festival ? Es-tu allé voir d’autres sports ?

J’ai vu un peu le kayak, le dirt et la slackline. Le parapente c’est carrément impressionnant. J’en ai fait une fois à La Réunion l’année dernière. Je connais les sensations qu’ils ont parce que le pilote m’a fait faire de la voltige. C'est énorme et ça me branche bien d’avoir le niveau pour faire ça. Enfin, déjà du solo et après embrayer pourquoi pas. En loisir.

Comment te sens-tu après ta cinquième place au Val d’Allos ?

Val d’Allos a toujours été une station où je roule bien. J’ai un bon feeling avec ce type de terrain. C’est sec et rapide. Je connais bien le parcours, je sais comment il faut rouler vite. Les sensations reviennent et c’est cool. Cela a changé cette année, c’est beaucoup plus physique. Je pensais être plus loin mais c’est tout aussi bien et ça permet de se mettre dans le bain pour les autres courses.

Le 14 juin tu finis sixième de la Maxiavalanche et tu te déclarais "mitigé". Pourquoi ?

En fait, les qualifications te permettent de te mettre en grille et moi je finis deuxième ligne. Le parcours n’est pas très sélectif et très rapide. Tout le monde va vite alors c’est impossible pour doubler. Je revenais petit à petit, notamment sur le milieu où c’était physique, seul moment où il y avait les moyens de doubler. Ce n’était pas comme la Méga de l'Alpe d’Huez où tu pars sur la neige. Là-bas, même si tu pars troisième ou quatrième ligne, si tu as le niveau sur la neige, tu verras de suite la différence. À Vallnord, ce n’était pas le cas. Dommage, il ne me fallait pas crever aux qualifs.

Justement, Yoann Barelli a annoncé qu’il allait faire la Méga à l’Alpe d’Huez, toi aussi ?

Oui, j’essaie de la faire chaque année. C’est une course où il y a beaucoup d’adrénaline, d’attention et de joie. Il y a un bon petit mélange qui fait que c’est une course unique. C’est la cinquième année que je la fais et la 16e année que je vais à l’Alpe d’Huez pour voir la Méga ou y participer. C’est la course que je kiffe.

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Comment s’est passé ton séjour en Nouvelle-Zélande ?

Mitigé. Beaucoup de reconnaissances sur les parcours ont pas mal détérioré les singles. Le jour de la course c’était vraiment un tapis de racines très humides. C’était compliqué à rouler si tu n’étais pas dans de bonnes conditions le jour-J. Je suis tombé pas mal de fois, j’ai cassé le frein et j’ai fissuré le cintre en carbone donc j’ai dû arrêter. Ça fait chier.

En mars tu as participé au City Downhill World 2015 à Valparaiso. Comment c’était ?

Énorme ! Il n’y a qu’un événement à vélo mais ça réunit beaucoup de personnes. Je ne sais pas combien exactement mais c’était la troisième DH urbaine que je faisais. Pour exemple, à Taxco au Mexique, il y a 20 000 personnes sur la piste. Pour l’image, la communication et se faire plaisir, il n’y a rien de mieux. Après il y a une prise de risque mais on fait du vélo, on sait pourquoi on fait ça (rires).

Ça ne te dirait pas de faire la saison complète ?

Pourquoi pas. Là j’en ai faite deux : à Santos au Brésil et j’ai enchaîné sur Valparaiso au Chili. Normalement je vais à Taxco au Mexique en octobre. Ça fera trois manches. Après il y a eu une manche à Bratislava (Slovaquie) mais elle a été annulée à cause d’une manif de néonazi. Mais moi j’aime bien ce type d’évènements.

Tu es actuellement 34e des Enduro World Séries, comment analyses-tu cette position ?

J’ai fait deux fois 30 en Irlande et en Écosse. Ce ne sont pas des résultats exceptionnels mais le niveau est vraiment relevé. Je suis déjà content de faire partie du top 30 parce que ça roule vraiment fort.

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Tu penses que le niveau a encore grimpé cette année ?

En fait, c’est assez harmonieux parce que tout le monde s’entraîne plus et mieux chaque année. Donc oui, le niveau grimpe. Toi tu as l’impression d’en faire plus mais les autres en font autant donc au final c’est pareil. Je fais toujours dans les 30.

Quelle est ta préparation pour ce genre d’événement ?

Je m’entraîne avec mon entraîneur Cédric Ravanel. C’est aussi le manager du team Commencal. Il me fait mon programme pour chaque semaine. J’applique ce qu’il me dit.

Quels sont tes chemins préférés pour rouler ?

Chez moi du côté d’Aubagne. Là j’ai déménagé, je suis dans le Var actuellement, mais sinon en station pour délirer avec les potes il y a les 2 Alpes, Châtel et toutes les belles stations où il y a du monde et où les pistes sont vraiment bien shapées.

Tu fais des vidéos intitulées "Quéré Attitude", c’est quoi le principe ?

C’est de faire un peu n’importe quoi (rires). De trouver des idées. Là, je finis la "Quéré Attitude 3". Ça sortira d’ici peu. La partie ride a été tournée à côté de chez moi. Il y aura aussi une partie à côté de la mer. J’essaie de faire des trucs différents des vidéos de VTT qu’on peut voir normalement.

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Tu as récemment roulé avec Loïc Bruni, tu penses qu’un mec comme lui peut te faire progresser en DH ?

Ah oui ! Il est jeune et va super vite. Il n’a pas encore fait claquer de coupe du monde mais ça ne va pas tarder c’est sûr. C’est ce genre de rider avec qui c’est bien de rouler. J’ai juste passé une demi-journée avec lui mais le voir m’a aidé sur la manière d'aborder un virage, le freinage et puis même absorber les sauts. Il est efficace partout. Moi j’aime bien faire scandale sur mon vélo, sauter. Ce n’est pas forcément efficace partout mais c’est mon style (rires).

Tu pratiques quoi comme autres sports ?

Je fais pas mal de pit bike. J’adore ça, j’en fais depuis que j’ai sept ou huit ans. C’est un complément avec le VTT au niveau des bras et du gainage. Après je fais de la musculation et beaucoup de route en préparation hivernale.

Où va-t-on te voir rouler prochainement ?

La Méga de l’Alpe d’ Huez, après la coupe du monde à Samoëns. Une semaine après, on part pour les États-Unis au Colorado pour la coupe du monde. Ensuite on enchaîne avec Whistler au Canada, un bon petit trip de deux ou trois semaines. C’est la deuxième fois que je vais là-bas, c’est vraiment bon, je vais m’éclater.

Tu as d’autres projets en parallèle du vélo ?

Je vais essayer de monter un site web avec mon frère. M’entraîner me demande du temps mais pas la journée complète, il faut s’occuper histoire d’être bien dans sa tête.