Red Bull BC One 2014 : Présentation des 16 B-boys en compétition à Paris

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16 B-boys seront en lice pour tenter de remporter la finale mondiale du Red Bull BC One 2014 le 29 novembre prochain à Paris dans la Grande Halle de La Villette. Entre les Français Lilou, Mounir et Tonio, le tenant du titre Hong 10 ou les challengers Gravity, Lil G ou Victor, ils seront nombreux à vouloir décrocher la plus grand récompense de la planète breakdance.

La finale mondiale du Red Bull BC One 2014 à Paris dont nous vous présentions récemment la vidéo teaser se rapproche à grands pas. Dans un peu plus d’une semaine maintenant (samedi 29 novembre), les meilleurs B-boys du monde seront réunis à la Grande Halle de La Villette pour se départager lors de battles qui s’annoncent bouillants. Et c’est peu dire que la sélection a été rude pour les six danseurs sélectionnés lors des Regional Finals (qui suivaient déjà une présélection effectuée lors de 60 National Cyphers). L’Europe, la zone Afrique-Moyen-Orient, les Etats-Unis, la zone Asie-Pacifique et l’Amérique latine auront donc chacun un représentant dans la capitale. Ces derniers seront rejoints par 10 autres B-boys qui ont bénéficié de Wild Cards pour participer à la finale mondiale.

Dix prétendants à la victoire dans ce Red Bull BC One 2014 choisis par un panel international de danseurs experts qui attribuent ces invitations selon les qualités techniques et artistiques ainsi que les palmarès des b-boys. Résultat, en plus de Tonio qui a obtenu son ticket lors de la Regional Final d’Europe, il y aura deux autres Français dans le coup : Mounir et Lilou. Ce dernier peut d’ailleurs devenir le premier danseur de l’histoire à remporter trois titres mondiaux samedi prochain. Mais Hong 10 peut aussi faire de même… Présentation des 16 B-boys du concours.

Alcolil : Originaire de Sibérie, Alcolil a tout fait pour pouvoir vivre de la danse, se lançant dans un entraînement acharné qui fait de lui aujourd’hui l’un des danseurs les plus redoutés du circuit. Compétiteur, mais aussi professeur de danse et chorégraphe, le Russe, qui dit être inspiré depuis ses débuts par de célèbres danseurs comme Hong 10 ou Lilou, les rencontrera tous les deux le 29 novembre, sur le cypher de la finale internationale. Arrivera-t-il à surpasser ses maîtres ?

Benny : Vainqueur du Red Bull BC One Moyen-Orient/Afrique face à son compatriote Toufeeq, le Sud-Africain Benny s’est fait remarquer dans de nombreux battles internationaux depuis ses débuts en 2000, maisil est surtout un habitué du Red Bull BC One, auquel il a participé à deux reprises (2005,2007). B-boy complet, également rappeur, DJ, batteur et graffiti artist à ses heures, il se démarque par sa souplesse, sa capacité à enchaîner des footworks gracieux et des sauts élevés, histoire de mettre public et jurydans sa poche en quelques mouvements.

Blond : Installé en Australie où il a rencontré son crew actuel, SKB, Blond revient chaque année en Corée, son pays d’origine, pour représenter son équipe lors du championnat R16, dont il demeure un des éléments marquants. S’il s’est spécialisé durant ses premières années dans les power moves, dont il est devenu un maître, le développement de footworks personnels lui ont permis de remporter des battles aussi importants que le Battle of the Year. Ce qui fait de luiun concurrent particulièrement retors sur le cypher du Red Bull BC One.

Cheerito : Tombé dans la danse il y a plus de dix ans, réputé pour son break original, auquelil mélange des éléments issus de la houseou de la salsa, celui qui remportait le Red Bull BC One Russia Cypher il y a quelques mois débarque en finale par la grande porte, puisqu’il vient de remporter, il y a quelques semaines, le Red Bull BC One Eastern Europe Final.

Gravity : Il est sélectionné pour la deuxième fois consécutive pour la finale internationale du Red Bull BC One. Dynamique, acrobatique mais surtout anti-académique, Gravity ne pratique pas le break dance tel qu’on l’attend d’un New-Yorkais : libre, créatif, cet ancien gymnaste capable de penser hors des phases attendues met régulièrement ses adversaires en difficulté, ce qui lui vaut d’enchaîner les titres depuis ses débuts, au milieu des années 2000 (Circles, Evolution, UK B-Boy Championships…).

Hong 10 : Issu de la scène hip-hop coréenne de la fin des années 1990, Hong 10 arrachait en 2006 le titre de champion du Red Bull BC One lors de la finale de São Paulo (Brésil), avant de réitérer son exploit en 2013 à Séoul, face au Français Mounir, vainqueur de la finale en 2012. Avec Lilou, ce danseur qui allie la complexité des mouvements à une clarté d’exécution sidérante est le seul à avoir remporté le championnat à deux reprises. Va-t-il réaliser un triplé ?

Lil G : Lil G trimballe sa particule « Lil » depuis qu’il a commencé à danser à l’âge de 10 ans, en dépit de sa stature aujourd’hui internationale : power mover de renom, phaseur impressionnant et pionnier du break dance sud-américain, le natif de Caracas en est déjà à sa troisième participation à la finale du Red Bull BC One – dont la deuxième à Paris. Vainqueur de battles aussi réputés que l’Eurobattle, le 8 One ou l’IBE, le Vénézuélien ne revient pas à Paris pour perdre, c’est évident.

Lilou : Membre du Red Bull BC One All Stars, qui réunit les meilleurs danseurs du championnat, le Français Lilou est le seul, avec le Coréen Hong 10, à avoir remporté à deux reprises le Red Bull BC One. Armé d’un grain de folie et d’un charisme qui font toujours la différence, capable de combiner footwork, freeze et power move avec une aisance désarmante, le Lyonnais Lilou n’a pas son pareil pour transformer ses sets hyper-techniques en véritables shows pleins d’humour. Car pour ce danseur inventif, le break est une question de technique, mais aussi – et surtout – de style : il s’agit de désarmer l’adversaire mais aussi de captiver le public et le jury. A lire aussi : Red Bull Boom Bus Tour : Les breakeurs Lilou et Pelezinho à la conquête de la France (vidéos).

Luan : Vainqueur du Red Bull BC One Qualifier Amérique Latine 2014, Luan puise son inspiration dans les films d’arts martiaux, qu’il collectionne depuis son enfance, autant que dans la capoeira, à travers laquelle il a découvert le break dance. Un parcours singulier qui donne à son break provocateur une vivacité et une souplesse inédites.

Menno : Avec énergie et cœur, Menno représente à l’international la nouvelle génération deb-boys hollandais. Après avoir appris ses premiers tricks en regardant des clips de rap, Menno est passé par les battles les plus réputés du globe, asseyant par ailleurs sa renommée à travers de nombreux cours et workshops. Obsessionnel de la danse, déjà passé par le Red Bull BC One en 2008,2009 et 2013, ce danseur stylé et sûr de lui entend bien ne pas laisser passer sa chance cette année.

Mounir : Vainqueur du Red Bull BC One World Final 2012, Mounir est le seul danseur à avoir remporté toutes les étapes du championnat avant de grimper sur le podium de la grande finale. Membre d’un des crews les plus réputés de l’Hexagone (Vagabond), il s’est forgé un style sur mesure marqué par des combinaisons impressionnantes de foot works et de power moves qui font de lui une des valeurs sûres du break mondial. Un danseur discret, concentré et appuyé surun entraînement rigoureux.

Taisuke : On ne présente plus Taisuke ! Ce Japonais qui a participé plusieurs fois au Red Bull BC One (2007, 2008, 2010, 2011, 2013) enchaîne les titres depuis une dizaine d’années, qu’il s’agisse du B-Boy Unit ou du Battle of the Year. Et s’il n’a curieusement jamais remporté le Red Bull BC One, les choses pourraient bien changer cette année : puissant, technique, souple et aérien, ce membre de la team Red Bull BC One All Stars qui combine footworks, toprocks et power moves au service d’un break visuellement bluffant est aujourd’hui au sommet de son art.

Thesis : Après sa participation au Red Bull BC One en 2009, l’Américain revient avec un seul but : monter sur le podium du break dance mondial. Encouragé dès ses débuts à l’âge de7 ans par sa famille, Thesis a littéralement dédié sa vie au break dance, accumulant un solide background qui lui a permis de remporter des battles aussi importants que le Silverback Open Championship ou le World of Dance B-Boy Battles. Danseur libre, il a développé au fil des années un break personnel fait de tricks dont lui seul possède le secret et un sens inné du rythme, ce qui fait de lui un adversaire particulièrement redoutable.

Tonio : Membre des crews Inesteam et Total Feeling, ce chorégraphe et professeur de danse qui a débuté le break à l’âge de 11 ans a la compétition dans la peau depuis toujours. Passé par les plus grands battles internationaux, son style dynamique basé sur un travail des fondamentaux lui a assuré un beau palmarès (Battle of the Year 2013, B-Boy France 2011…),et lui a aussi permis de l’emporter face aux meilleurs danseurs européens lors du Red Bull BC One Western Europe Final, début octobre. Il n’a pour autant jamais délaissé la création artistique, ce qui lui permet d’affirmer aussi sa présence et sa personnalité mordante sur les scènes du monde entier.

Victor : Libre, vif et énergique, le vainqueur du Red Bull BC One North America Final s’est inventé un style sur mesure qui fait toujours son effet dans les battles : des enchaînements fluides parcourus de moves personnels éclatants qui donnent à son break un style vraiment unique. Passionné de break dance mais aussi de graffiti et de poppin’, ce b-boy complet danse depuis à peine plus de cinq ans, mais il est déjà loin, très loin.

Wing : Vainqueur du Red Bull BC One en 2008, alors que la compétition se tenait à Paris,Wing remet en quelque sorte son titre enjeu. Mais les choses ont changé : depuis cette victoire, Wing n’a cessé de parcourir le monde en enchaînant les victoires (UK B-Boy Championships, R16…), avant d’intégrer le Red Bull BC One All Stars, la team des champions du circuit. Danseur physique et précis mais surtout déterminé, il revient cette année avec une seule idée en tête : la victoire.

Source : Red Bull BC One