Sam Partaix : “J’ai rencontré Tony Hawk, par hasard, lors de l'avant-première d’un film”

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Le skateur français Sam Partaix est à l’affiche du prochain film de Sosh, “Until Tomorrow”. Au cinéma le 12 juin prochain, il est revenu sur cette expérience et sur sa carrière de skateur. Interview exclusive pour meltyXtrem.

Le skateur français de 26 ans Sam Partaix est à l’affiche du prochain film de Sosh, “Until Tomorrow”. Le documentaire met en scène plusieurs riders, issus de l'univers du skate, du BMX et du snowboard. Pendant un mois, ils ont traversé toute la Californie pour trouver des spots. Grande nouveauté de ce documentaire : les internautes ont décidé de leur programme. Bons plans, défis à relever, ils avaient juste à utiliser les réseaux sociaux pour voir les riders effectuer ce qu'ils désiraient. Le skateur Sam Partaix a fait partie de l'aventure "Until Tomorrow." Avant la sortie en salles du documentaire le 12 juin prochain, le rider s’est livré sur cette expérience et sur sa vie de skateur. Interview. Voir aussi : Sam Partaix : Vidéo de skateboard avec Sosh et Desillusion magazine.

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Tu as fait partie de l’aventure "Until Tomorrow". Une aventure inédite et interactive d’un mois en Californie dans laquelle les internautes donnaient des bons plans et des défis aux riders. Qu’est-ce qui t’a plu dans cette idée ? Le côté imprévisible ? Ne pas savoir ce que tu allais faire du jour au lendemain ?

Ce qui m’a surtout plu dans ce concept, ce sont les bons plans. En dehors du skate, les gens nous donnaient des bonnes adresses pour aller dans des bars, voir des concerts alors que nous n’étions pas forcément au courant. Par exemple, on a vu un super concert à San Francisco. Si les internautes n’avaient pas donné le bon plan, on n’y serait jamais allé.

Parmi tous les défis qu’on t’a proposés, y a-t-il un ou plusieurs challenges un peu fous qu’on t’a demandé de faire ?

Non pas trop. C’étaient des défis un peu fous d’un point de vue français mais pas quand tu es aux Etats-Unis. Quand on nous a proposé d’aller skater dans une piscine vide, c’est cool, mais aux USA, c’est quelque chose de courant. Dans tous les cas, on l’aurait fait. Tout ce qu’on nous a demandé de faire était faisable.

As-tu vécu une situation insolite pendant ce séjour d’un mois ?

Oui. J’étais à l’avant-première d’un film de skate sur un jeune rider de San Diego. Derrière moi, lors de la projection, il y avait Tony Hawk. Du coup, c’était marrant de le voir, surtout que c’était par hasard. On a discuté un peu. Cela tombait bien parce qu’il y avait un internaute qui voulait qu’on rencontre Tony Hawk. Comme quoi, le hasard fait bien les choses (rires).

Cela fait 10 ans que tu es skateur pro. Toi qui a voyagé dans le monde entier, quel est le séjour qui t’a le plus marqué et pourquoi ?

J’ai déjà visité pas mal de lieux. Je dirais que ce qui me plaît le plus, c’est de découvrir des endroits qui ne sont pas forcément ancrés dans la culture skate. J’essaie de partir à l’aventure, trouver des spots pas communs. Dernièrement, j’étais au Costa Rica. C’est vrai que skater dans la jungle, c’est particulier mais ça m’a beaucoup plu. J’ai également skater dans un désert, au Maroc. On a ramené des planches pour les planter dans le sable et on a aménagé un mini skate-park. C’était vraiment sympa.

Tu aimes également beaucoup la photo. Tu possèdes même un blog. Qu’est-ce qui te plaît tant dans la photographie ?

Ce qui me plaît, c’est de pouvoir immortaliser tous les voyages que je fais, de pouvoir les garder en souvenir à travers les photos. Cela me permet également de conserver des scènes de vie en photos. Je rencontre plein de gens, de cultures et de paysages différents. Cela serait dommage de ne pas les prendre. Quand je montre mes photos, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas forcément la chance de voyager, de découvrir d’autres pays. Grâce à ces clichés, ça peut leur donner envie de voyager.

Est-ce que la photographie pourrait devenir ton métier ?

Je pense que ça pourrait devenir plus qu’une passion. Après, c’est un investissement dans du matériel. Mais ça pourrait me plaire. Mais j'ai plein de projets en tête pour le futur, comme ouvrir des écoles de skate et de surf, organiser des événements, des expos. Je n’ai pas forcément le temps de le faire maintenant mais quand je pourrai me poser, j’ai envie de faire plein de choses.

Tu disais dans une interview pour 20 Minutes "il faut arriver à se montrer créatif, pour se renouveler sans arrêt." Par quels moyens arrives-tu à te renouveler ?

Le skate est une discipline assez répétitive. Dans les magazines et les vidéos, c’est souvent la même chose. Ce que j’essaie de faire, c’est de réaliser des tricks qui n’ont pas été fait auparavant. Trouver des spots qui ne sont pas forcément connus ou qui sont insolites, ça ajoute un vrai plus pour les vidéos et les photos.

Comment travailles-tu tes nouveaux tricks ? Est-ce que tu t’inspires d’autres riders ou c’est toi qui imagines les figures dans ta tête ?

Cela dépend. Parfois, ça vient d’une vidéo. Je me dis "je dois reproduire cette figure." Et j’essaie de la reproduire. Parfois, ça vient également de rêves. Je m’imagine une figure et je me dis "tiens je vais essayer de la reproduire en vrai". Ce n’est pas trop calculé non plus. Cela reste assez spontané. Parfois ça passe et parfois ça casse !

Quels sont tes projets pour cet été ?

Après la tournée Antiz, le team Vans vient à Paris. Ensuite, je rentre à Berlin, pour le Bright, début juillet. C’est un des plus gros salons de skate en Europe. Des concerts et des contests sont également organisés. En août, une tournée Vans est organisée à Berlin. Enfin, il y aura l’inauguration de la House of Vans à Londres. Ce sera un lieu consacré au skate, à la musique et à tout l’univers Vans.

Sam Partaix : “J’ai rencontré Tony Hawk, par hasard, lors de l'avant-première d’un film” - photo
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