XTerra France 2014 : Interview de Nicolas Lebrun, vainqueur 2013 (exclu)

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Avant l’ouverture du XTerra France 2014 dans les Vosges, sur lequel meltyXtrem est présent, nous avons rencontré Nicolas Lebrun, vainqueur en 2013. Le triathlète est en pleine reconversion. Interview exclu.

Ce dimanche 6 juillet sera un jour spécial pour Nicolas Lebrun. Vainqueur du XTerra France 2013, l’athlète ne défendra pas son titre à Xorrupt. Peu après les derniers championnats du monde de Maui et une belle septième place, Nicolas Lebrun a ainsi décidé de stopper sa carrière professionnelle. Elle fut riche en sacres pour le Français, vraie référence de sa discipline. Champion du monde 2005, deux victoires et deux podiums en quatre XTerra France, 35 victoires sur le circuit international… Le XTerra, c’est un cocktail 100% nature à base de natation, VTT et trail qui a séduit ce champion. A la veille du XTerra France 2014, meltyXtrem a eu le plaisir de rencontrer sur place Nicolas Lebrun. Une interview exclu à savourer pleinement !

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XTerra France 2013

Nicolas, que représente pour toi le XTerra France ?

Le XTerra France est un super événement, qui fête sa cinquième édition. C'est l’un des plus gros XTerra du monde vis-à-vis du nombre de participants (plus de 2 000 ce dimanche, ndlr) et l’organisation est fabuleuse ! L’an passé, le plateau de concurrents était très relevé. Gagner "à la maison" devant celui qui allait devenir le champion du monde 2013 (l’Espagnol Ruben Ruzafa Cueto, ndlr) était une superbe performance.

Ta décision d’arrêter la compétition a-t-elle été facile à prendre ?

Oui, je savais que j’allais avoir 40 ans d’ici la fin de l’année 2013. Je voulais décider de ma fin de carrière, tout était planifié. J’ai beaucoup de projets !

Justement, que comptes-tu faire ?

À l’heure actuelle, je débute une activité de coaching, via ma société OrgaNICOach. J’entraîne des particuliers, des sportifs amateurs et professionnels. Je m’occupe par exemple d’Asa Shaw, second des championnats du monde XTerra 2013, et François Carloni. Quand le triathlon XTerra a été ton métier, les professionnels du circuit sont les personnes que tu peux le plus facilement aider. Ils ont confiance. Je coache aussi les amateurs qui veulent décrocher leur qualification pour les prochains mondiaux de Maui. Six de mes athlètes sont engagés sur ce XTerra France 2014. Je serai à 110 à l’heure, chronos en main !

Tu es également coordinateur européen pour XTerra, peux-tu nous en dire plus ?

Je suis devenu le relais européen de la société XTerra Monde. Je voyage ainsi sur des courses, pour aider les organisateurs dans la mise en place de parcours adaptés. J’étais récemment en Grèce, au Portugal, en Suisse. Il y a quatre ou cinq ans, il y avait cinq XTerra en Europe. Aujourd’hui, il y en a treize ! Ces concepts de triathlons verts ont un grand avenir, on est dans la nature et on découvre des endroits magnifiques.

Sur quoi se joue, à tes yeux, la victoire sur le XTerra France ?

Dans les épreuves XTerra, il ne faut pas avoir que des jambes, il faut aussi un cerveau ! Il faut être capable de faire le premier tour à vélo en dedans, pour garder quelques cartouches pour le second tour. Les concurrents ne doivent faire aucune erreur de trajectoire, de changement de braquet ou d’alimentation. C’est compliqué, il faut être fort psychologiquement. Celui qui n’est pas super costaud en pilotage VTT sort du Top 10. Le vélo, c’est la clé !

Source : XTerra/Nicolas Arquin